Une composition qui explore les différentes routes empruntées par le musc en parfumerie. D’abord propre et innocente avec un poivre rose convivial, une agréable chaleur se dévoile peu à peu à travers des effets cuirés, mêlés de vétiver et de patchouli, évoquant le passé animal de cet indispensable ingrédient.
Le musc cristallise en un mot tout le paradoxe et l’évolution de la parfumerie. Animal et sombre, autrefois extrait d’un chevrotin d’Asie, il est depuis le milieu du XXème siècle décortiqué puis recomposé par la synthèse afin de sauvegarder l’espèce, offrant aujourd’hui son odeur propre et réconfortante. Le Galion fut ainsi témoin de ce jeu de mouvements entre les anciens et les nouveaux muscs, réconciliés par cette Esquive qui leur rend hommage.
La griffe olfactive
Le patchouli, à l’aura discrète mais structurante, qui parcourt le musc d’une sensualité cacaotée.
Notes de tête: Accord linge propre, poivre rose et cachemire
« Le musc est aujourd’hui partout, mais souvent comme principal représentant d’une certaine propreté olfactive. Dans Esquive, j’ai voulu raconter son histoire, son origine charnelle en même temps que son indéniable faculté de réconfort. »